Ceci est une version archivée de BilanGouter à 2019-06-17 10:46:44

Bilan GouTer


  • Le bilan du programme a été mené par un questionnaire envoyé à tous les participants au programme et deux réunions d’échanges à distance entre partenaires puis entre collectivités. La démarche s’est déroulée sur les mois d’avril et mai 2019.
Le questionnaire avait pour objectif d’amener chacun à mener une réflexion personnelle sur le bilan du projet et en transmettre des éléments. Il a préparé les deux temps d’échanges collectifs.


éléments de bilan :


Au démarrage du projet, le sujet était peu connu en France et les collectivités qui démarraient une politique alimentaire en 2015-2016 étaient pionnières sur le sujet. Le Pacte de Milan démarrait tout juste avec 100 signataires contre 190 en 2019. Les collectivités françaises ont depuis largement investies ce sujet.
Cette évolution a donné un intérêt particulier au projet pour les collectivités participantes qui ont pu bénéficier de méthodes et capitalisations avant la généralisation du sujet. Elles ont ainsi acquis une visibilité sur le sujet.

Par le partage des résultats des livrables lors des temps d’échanges en comité de pilotage et workshop et la diffusion interne de ces documents, le partage d’un ensemble de corpus de connaissance a été mené.
Ce travail a amené une acculturation des partenaires au sujet. Au-delà de la seule sensibilisation, ce travail a mis en partage des retours d’expériences, des connaissances académiques et des expertises.

Un travail d’état des lieux et des retours d’expériences ont été partagés avec les territoires pilotes sur les aspects suivants :

- La terminologie : quels sont les termes pour fonder un travail en ce domaine ? Quelles sont les définitions formelles, académiques ? Ces définitions sont-elles connues, partagées par les territoires pilotes ? Quelle est leur terminologie propre, issu de leur expérience ?
- Les points d’appuis pour développer une politique alimentaire à partir des retours d’expériences : les expériences démarrant sous l’impulsion de la société civile, celles portées par les décideurs. Mais aussi la variété des entrées thématiques sur l’enjeu systémique de l’alimentation.
- Les facteurs du changement d’échelle : les coalitions pluri-acteurs de familles d’acteurs aux ressources différentes (rapport IRG), les alliances externes et internes (idem),
- Les différentes formes de pouvoirs d’agir en jeu : l’enjeu du pouvoir charismatique en termes de leadership autour d’une figure clef (rapport IRG), celui du pouvoir légal par la régulation institutionnelle à travers par les compétences mobilisables et mobilisées (rapport IUFN et RUAF).
- L’enjeu de créer des espaces de dialogue pour rendre possible la transversalité entre acteurs et en interne au sein des organisations parties-prenantes (Rapport et études de cas RUAF). Il s’agit de développer l’interconnaissance mais plus largement de se donner les moyens de mettre en place une démocratie alimentaire.

Plus précisément des outils d’élaboration d’une gouvernance alimentaire ont été partagés et diffusés au sein du programme : glossaire, diagnostic et cartographie d’acteurs, note technique sur les conseils de politique alimentaire, synthèse sur les compétences des collectivités.
Les échanges lors des comités de pilotage et workshop ont donné l’occasion aux territoires partenaires de donner leurs points de vue et retours d’expérience sur ces différents outils.

Les cibles du projet ont été impliquées de façon plus forte les deux premières années. La mobilisation a évolué au fil du temps, certaines collectivités s’appropriant le sujet en interne (cas des communautés de communes de Pays Loire Nature), d’autres étant impliquées dans la mise en œuvre et accompagnés par d’autres acteurs ou programme (cas de la ville de Lyon).
In fine, le public prévu a réellement été touché, s’est approprié le sujet et son implication a évolué en lien avec cette appropriation qui a amené certains territoires à l’investir sous d’autres formes.