LA TRANSITION ALIMENTAIRE


Plusieurs définitions de la transition alimentaire circulent et reposent sur l'idée d'un changement de système qui se fait sans rupture, à l'opposé d'une révolution.

Mais qui va faire cette transition ?
Nous autres ! Les acteurs du système alimentaire en transition
, actifs à différents niveaux.

C'est pourquoi notre finalité est de contribuer à la construction des outils et des compétences pour mettre en œuvre la transition alimentaire.


Le modèle alimentaire qui prédomine aujourd’hui existe à travers un ensemble d’acteurs et des techniques stabilisés, connus et critiqués pour ses externalités négatives.
Mettre en place un autre modèle passe par une phase de transition de l’organisation des acteurs, souvent négligée. C’est en réalité un enjeu central : une réorganisation est incontournable pour questionner le fonctionnement actuel, créer de nouveaux repères, de nouvelles routines, faire évoluer les acteurs clefs et leurs compétences.
Cette transition du système alimentaire vers plus de durabilité et d’inclusion suppose de développer un réseau socio-technique d’hybridation (1) .

Qu’est ce qu’un réseau socio-technique ?
• des espaces d’échanges pour construire des inter-relations et partager un ensemble de compétences pour créer de nouvelles manières d’aborder le système alimentaire,
• des outils et techniques qui sécurisent et stabilisent ce changement, qui le traduise en actes.

Autrement dit, le réseau socio-technique de la transition alimentaire est le fil qui relie outils et compétences pour créer l’évolution du système alimentaire.

Ce sont donc les gens qui font le système qui peuvent aussi le défaire, le transformer, à condition de s'organiser pour cela, de rassembler les acteurs clefs, de partager et consolider des compétences et de se doter des outils adéquats.

Tous ces éléments sont à construire dans le processus de transition. Vous serez amené à les développer, de façon itérative, dans un va et vient entre votre projet et nos ressources, celles que IUFN a en propre et celles de ses partenaires.

Nous souhaitons contribuer à votre démarche en construisant avec vous les outils de ce changement, alimenter vos projets et vous aider à garder votre cap.

C’est le sens des services d’accompagnement que nous proposons : qui impliquer et comment ? Quels sont les acteurs incontournables ? Mieux connaître vos partenaires et parties prenantes, quelle place leur donner dans votre projet ? Comment les impliquer, avec quelle démarche et gouvernance ? Quelle méthode d’animation ?

La transition alimentaire peut passer par différents projets dont les projets alimentaires territoriaux (PAT). Les PAT sont un des outils pour ce processus de transformation : il s’agit de refaire système sur son territoire et d’atteindre ainsi un palier d’organisation stabilisé et non réversible. Pour cela, il n’y a pas de recette prête à l’emploi, duplicable de façon standard d’un territoire à l’autre.

(1) Cette approche s’inspire des travaux de la sociologie des sciences et des techniques notamment l’école de la théorie de l’acteur réseau. Cette approche relie idées, relations sociales et progrès technique. L’un de ses théoriciens souligne que les théories ou encore les modèles de pensée, sont inefficaces « aussi longtemps qu’elles ne sont pas accompagnées des instruments et des compétences qui leur donnent un sens et un intérêt » (M. Callon, 1999, p 68 in Ni intellectuel engagé, ni intellectuel dégagé : la double stratégie de l’attachement et du détachement. Sociologie du travail. n°41. p. 65-78).

Deux programmes emblématiques de notre démarche :

IUFN souhaite développer les outils et ressources pour faciliter et accélérer la transition alimentaire.

Un programme tourné vers les praticiens : La main à la PAT

La loi Egalim le 1er nov. 2018 ré-affirme l’appui à une alimentation saine, sûre et durable et souligne trois points sur lequel notre projet constitue un apport :
  • La nécessité pour les DRAAF de fournir les outils de développement des PAT, notamment pour atteindre l’objectif de 500 PAT à un horizon proche.
  • L’Intensification de la lutte contre le gaspillage alimentaire, obligatoire dans les PAT et étendue à la restauration collective et à l’industrie agro-alimentaire.
  • La restauration collective publique, souvent ciblée dans les premières actions des PAT : l’obligation d’atteindre 50% de la valeur totale des produits sous signes d'origine et de qualité (dont des produits bio) à partir du 1er janvier 2022.

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Pour les Projets Alimentaires Territoriaux comme pour la mise en oeuvre de la loi Egalim, les acteurs des territoires manquent de repères, de référentiel. La main à la PAT créer des échanges entre acteurs des PAT au niveau de la Région Grand Est pour leurs fournir les ressources qui facilitent leur travail et favorisent leur multiplication. Par une plateforme numérique, des échanges à distance et des rencontres élargies aux méthodes inclusives, le projet vise un essaimage des démarches PAT, des échanges entre PAT et leurs partenaires dans la mise en oeuvre de la transition et une préfiguration de pôles ressources territoriaux sur la transition alimentaire.

Aujourd'hui, La main à la PAT c'est :
Une plateforme numérique visitée par plus de 400 utilisateurs par mois avec
  • -> Des ressources
  • -> Des outils
  • -> Un répertoire des acteurs et projets en Grand Est
Des rencontres et échanges rassemblant 100 participants, sur
  • -> Les PAT
  • -> Les sujets opérationnels de la transition alimentaire


Découvrez ce programme démarré depuis mars 2018 en Grand Est :

La main à la PAT a vocation à se décliner dans d'autres territoires. Il peut aussi être développé pour un territoire de projet spécifique.
N'hésitez pas à nous faire part de vos besoins : contact@iufn.org

La main à la PAT a été lancé par le Programma National Alimentation en mars 2018.
Il a également bénéficié d'un soutien du Commissariat Général à l'Egalité des Territoires
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Un programme tourné vers l'expertise : Gouter


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La transition du système alimentaire requiert de nouvelles formes de pilotage qui aujourd’hui font encore défaut. l’enjeu est d’inventer un mécanisme de gouvernance adapté qui puisse articuler les actions aussi variées que les initiatives publiques à différents échelons, les initiatives de la société civile, celles d’acteurs privés du secteur agro-alimentaire et les dispositifs existants de participation locale autour de l’alimentation durable pour tous.

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A l’heure actuelle, les territoires sont encore peu outillés pour se saisir de ce nouvel instrument de politique publique. La gouvernance alimentaire territoriale est une thématique nouvelle, ramifiée et complexe, nécessitant au niveau des territoires une évolution dans la manière de coopérer entre les acteurs.
Objectifs
Dans ce contexte l’objectif de Gouter est de renforcer les capacités des collectivités territoriales en matière de gouvernance alimentaire. Plus précisément, s’appuyant sur 4 territoires pilotes, ce projet vise à :
• Sensibiliser les acteurs territoriaux à la notion de gouvernance alimentaire territoriale à travers la réalisation d’un état des lieux des pratiques innovantes en la matière en France et à l’international
• Co-construire et expérimenter un nouveau mécanisme de gouvernance alimentaire locale adapté à chaque territoire pilote
• Dégager de ces travaux des outils méthodologiques facilitant les dispositifs de gouvernance alimentaire territoriale.

Retrouvez ci-dessous le lien vers les ressources du programme Gouter.

Le programme Gouter a bénéficié du soutien de la Fondation Daniel et Nina Carasso
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